L’auteur de La Leçon d’allemand nous offre un récit sobre et intemporel sur le désir poignant d’appartenance et la cruauté Du héros de ce roman, le jeune Arne, on ne sait rien sinon qu'il n'est
plus là : le livre s'ouvre sur son absence, qui hante les premières
pages tel un bateau fantôme.
Quelques bribes nous servent de repères, d'indices, mais guère plus :
nous saurons juste qu'Arne a été recueilli par le père du narrateur,
Hans, après la mort de son propre père. Il faudra toute la tendresse
mêlée de pudeur d'un récit pour que la vie d'Arne prenne corps, à
rebours, en remontant le cours d'une existence si courte, et pourtant
tellement brisée.
Les détails surgissent, et avec eux la lumière : son père s'est suicidé,
en emportant avec lui tous les membres de sa famille, sauf lui. Exclu
de la mort, sa vie s'est arrêtée une première fois, le laissant ni
vivant ni mort. Et l'amour de sa nouvelle famille ne suffira pas à le
réintégrer au monde : pour lui, le seul univers restera celui de la
marge.
Au fil des souvenirs du narrateur, Arne devient de plus en plus vivant,
même si nous savons bien que les pages nous conduisent inexorablement
au récit du moment où sa vie s'arrêtera pour la seconde fois. C'est
toute la force de ce roman émouvant et toujours juste. --Karla Manuelede l’exclusion.
Description:
L’auteur de La Leçon d’allemand nous offre un récit sobre et intemporel sur le désir poignant d’appartenance et la cruauté Du héros de ce roman, le jeune Arne, on ne sait rien sinon qu'il n'est plus là : le livre s'ouvre sur son absence, qui hante les premières pages tel un bateau fantôme.
Quelques bribes nous servent de repères, d'indices, mais guère plus : nous saurons juste qu'Arne a été recueilli par le père du narrateur, Hans, après la mort de son propre père. Il faudra toute la tendresse mêlée de pudeur d'un récit pour que la vie d'Arne prenne corps, à rebours, en remontant le cours d'une existence si courte, et pourtant tellement brisée.
Les détails surgissent, et avec eux la lumière : son père s'est suicidé, en emportant avec lui tous les membres de sa famille, sauf lui. Exclu de la mort, sa vie s'est arrêtée une première fois, le laissant ni vivant ni mort. Et l'amour de sa nouvelle famille ne suffira pas à le réintégrer au monde : pour lui, le seul univers restera celui de la marge.
Au fil des souvenirs du narrateur, Arne devient de plus en plus vivant, même si nous savons bien que les pages nous conduisent inexorablement au récit du moment où sa vie s'arrêtera pour la seconde fois. C'est toute la force de ce roman émouvant et toujours juste. --Karla Manuelede l’exclusion.