Rose
Alpert Jersawitz est née en 1935, aux États-Unis, dans une famille
pauvre d’immigrés juifs lituaniens. Son père était tanneur, puis
plombier. Lui et sa mère, de tradition ouvrière et socialiste, lui ont
transmis leurs valeurs. Elle grandit à New York dans le quartier de
Harlem, puis à Toledo, une ville industrielle du Midwest. À
18 ans, elle quitte sa famille pour s’installer à New York, puis à
l’autre bout du pays, à Los Angeles. Là, elle s’engage rapidement au
sein du Socialist Workers Party (SWP), un parti
trotskyste. À ce moment, en 1953, c’est le maccarthysme, l’époque de
la chasse aux sorcières et de la répression anticommuniste. Et c’est
pourtant dans ce climat peu propice que Rose choisit cette voie-là.
Pour vivre, elle enchaîne les petits jobs, le travail à la chaîne, les boulots fatigants ou dangereux pour la santé. Au
moment des grandes révoltes des années 1960, Rose vit et milite à
San Francisco. En 1963, le SWP la présente comme candidate à la mairie
de Berkeley. Durant toute cette période, elle travaille dans
l’imprimerie d’un journal. Puis,
au début des années 1970, après un séjour en Europe, elle participe
à la formation de l’organisation trotskyste Spark. Elle milite à
Detroit, la capitale de l’industrie automobile, et ensuite à Baltimore.
En 1986, elle émigre en France et rejoint Lutte ouvrière.
Tout au long des 60 ans et plus de son activité militante, dans ces
différentes villes, dans ces différentes organisations, c’est la
révolte contre le capitalisme, le combat pour une société
débarrassée de l’exploitation qui l’ont animée. Elle revient ici sur
cet engagement d’une vie, de part et d’autre de l’Atlantique.
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean-Louis Deiss
Description:
Rose Alpert Jersawitz est née en 1935, aux États-Unis, dans une famille pauvre d’immigrés juifs lituaniens. Son père était tanneur, puis plombier. Lui et sa mère, de tradition ouvrière et socialiste, lui ont transmis leurs valeurs. Elle grandit à New York dans le quartier de Harlem, puis à Toledo, une ville industrielle du Midwest. À 18 ans, elle quitte sa famille pour s’installer à New York, puis à l’autre bout du pays, à Los Angeles. Là, elle s’engage rapidement au sein du Socialist Workers Party (SWP), un parti trotskyste. À ce moment, en 1953, c’est le maccarthysme, l’époque de la chasse aux sorcières et de la répression anticommuniste. Et c’est pourtant dans ce climat peu propice que Rose choisit cette voie-là.
Pour vivre, elle enchaîne les petits jobs, le travail à la chaîne, les boulots fatigants ou dangereux pour la santé. Au moment des grandes révoltes des années 1960, Rose vit et milite à San Francisco. En 1963, le SWP la présente comme candidate à la mairie de Berkeley. Durant toute cette période, elle travaille dans l’imprimerie d’un journal. Puis, au début des années 1970, après un séjour en Europe, elle participe à la formation de l’organisation trotskyste Spark. Elle milite à Detroit, la capitale de l’industrie automobile, et ensuite à Baltimore. En 1986, elle émigre en France et rejoint Lutte ouvrière.
Tout au long des 60 ans et plus de son activité militante, dans ces différentes villes, dans ces différentes organisations, c’est la révolte contre le capitalisme, le combat pour une société débarrassée de l’exploitation qui l’ont animée. Elle revient ici sur cet engagement d’une vie, de part et d’autre de l’Atlantique.
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean-Louis Deiss
Présentation de Michel Bondelet