En donnant à une œuvre entreprise depuis bientôt treize ans, le titre de La Comédie humaine,
il est nécessaire d’en dire la pensée, d’en raconter l’origine, d’en
expliquer brièvement le plan, en essayant de parler de ces choses comme
si je n’y étais pas intéressé. Ceci n’est pas aussi difficile que le
public pourrait le penser. Peu d’œuvres donne beaucoup d’amour-propre,
beaucoup de travail donne infiniment de modestie. Cette observation rend
compte des examens que Corneille, Molière et autres grands auteurs
faisaient de leurs ouvrages : s’il est impossible de les égaler dans
leurs belles conceptions, on peut vouloir leur ressembler en ce
sentiment.
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