L'héroïne de Ne touchez pas la hache (La Duchesse de Langeais) est
présentée comme une coquette parisienne qui, trop tard, découvre le
véritable amour auquel elle s'apprête à tout sacrifier. Depuis cinq ans
le général Montriveau recherche dans tous les couvents d'Europe et
d'Amérique une femme dont il avait perdu toute trace. Il découvre que
soeur Thérèse est celle qu'il recherche et obtient de la voir dans son
couvent, en présence de la mère supérieure. Elle refuse de le suivre,
mais laisse paraître son amour. Long retour en arrière : le narrateur se
livre à de longues considérations sur la société sous la Restauration
où les valeurs dominantes sont celles de l'hypocrisie, de l'importance
des apparences et de l'argent. C'est cette société qui a formé
Antoinette de Navarreins, épouse du duc de Langeais avec lequel elle
fait ménage à part. Montriveau s'éprend d'elle dès leur première
rencontre, et lui voue un culte pur et absolu, culte encouragé par la
duchesse, toute à ses calculs mondains. Montriveau essaie en vain
d'obtenir des preuves d'amour irréfutables. Antoinette lui oppose,
hypocritement, des arguments religieux. Son ami Ronquerolles le persuade
d'user de la manière forte. Lors d'un bal, Montriveau raconte, tout en
regardant le cou d'Antoinette, le souvenir qui l'avait le plus marqué, à
Westminster. « Ne touchez pas à la hache » aurait dit le gardien
montrant la hache qui avait servi à trancher la tête à Charles Ier. Un
peu plus tard elle est enlevée et conduite, pieds et poings liés, chez
Montriveau. Ses amis préparent l'instrument dont il va se servir pour
punir : une croix de Lorraine rougie au feu qu'il a l'intention
d'appliquer au front de la coquette. In extremis il renonce et fait
reconduire Antoinette au bal. Désormais la duchesse est follement
éprise, mais la situation est renversée. Montriveau la fuit. Au bout de
plusieurs semaines d'efforts infructueux, la duchesse expédie son
cousin, le vidame de Pamiers, pour fixer un rendez-vous qu'un malentendu
fera échouer. Montriveau apprendra la vérité trop tard. Elle s'est
enfuie. Le dernier chapitre raconte la tentative de Montriveau, aidé par
les Treize, pour enlever la duchesse devenue la soeur Thérèse, mais
Dieu en a décidé autrement.
Description:
L'héroïne de Ne touchez pas la hache (La Duchesse de Langeais) est présentée comme une coquette parisienne qui, trop tard, découvre le véritable amour auquel elle s'apprête à tout sacrifier. Depuis cinq ans le général Montriveau recherche dans tous les couvents d'Europe et d'Amérique une femme dont il avait perdu toute trace. Il découvre que soeur Thérèse est celle qu'il recherche et obtient de la voir dans son couvent, en présence de la mère supérieure. Elle refuse de le suivre, mais laisse paraître son amour. Long retour en arrière : le narrateur se livre à de longues considérations sur la société sous la Restauration où les valeurs dominantes sont celles de l'hypocrisie, de l'importance des apparences et de l'argent. C'est cette société qui a formé Antoinette de Navarreins, épouse du duc de Langeais avec lequel elle fait ménage à part. Montriveau s'éprend d'elle dès leur première rencontre, et lui voue un culte pur et absolu, culte encouragé par la duchesse, toute à ses calculs mondains. Montriveau essaie en vain d'obtenir des preuves d'amour irréfutables. Antoinette lui oppose, hypocritement, des arguments religieux. Son ami Ronquerolles le persuade d'user de la manière forte. Lors d'un bal, Montriveau raconte, tout en regardant le cou d'Antoinette, le souvenir qui l'avait le plus marqué, à Westminster. « Ne touchez pas à la hache » aurait dit le gardien montrant la hache qui avait servi à trancher la tête à Charles Ier. Un peu plus tard elle est enlevée et conduite, pieds et poings liés, chez Montriveau. Ses amis préparent l'instrument dont il va se servir pour punir : une croix de Lorraine rougie au feu qu'il a l'intention d'appliquer au front de la coquette. In extremis il renonce et fait reconduire Antoinette au bal. Désormais la duchesse est follement éprise, mais la situation est renversée. Montriveau la fuit. Au bout de plusieurs semaines d'efforts infructueux, la duchesse expédie son cousin, le vidame de Pamiers, pour fixer un rendez-vous qu'un malentendu fera échouer. Montriveau apprendra la vérité trop tard. Elle s'est enfuie. Le dernier chapitre raconte la tentative de Montriveau, aidé par les Treize, pour enlever la duchesse devenue la soeur Thérèse, mais Dieu en a décidé autrement.